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08/10/2012

Savages (2012) - ★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Après le décevant Wall Street : Money Never Sleeps, Oliver Stone revient avec Savages, un film divertissant mais inégal.

Laguna Beach, Californie : Ben, botaniste bohème, Chon, ancien Navy Seal, et O, amante des deux hommes, partagent tout. Ben et Chon sont à la tête d’un business florissant : les graines ramenées par Chon de ses missions et le génie de Ben ont donné naissance au meilleur cannabis qui soit. Leur affaire marche tellement bien qu’elle attire l’attention du cartel mexicain de Baja, dirigé d’une main de fer par la Reina : Elena. Face à leur proposition d’"association", Ben préfère tout abandonner. Pour les contraindre à coopérer, le cartel kidnappe O. C’est le début d’un affrontement sauvage entre l’organisation et Ben & Chon…






Oliver Stone revient avec un film déjanté avec lequel il prouve son éternelle jeunesse malgré ses soixante-six ans et montre qu’il a toujours envie de raconter des histoires. Espérons seulement que ses prochains films seront mieux maîtrisés.

Une affaire de points de vue que cette histoire de sauvages. Oliver Stone s’amuse à jouer avec le mot qu’il prendra soin de définir à la fin du film.
Du point de vue du trio principal et du spectateur, la sauvagerie est indiscutablement représentée par le cartel de la Reine Rouge, jouée par Salma Hayek, et ses hommes capables de réaliser les pires horreurs sans sourciller. Cependant, Oliver Stone est loin d’utiliser la violence comme argument commercial ; celle qu’il a connue durant la guerre du Vietnam a toujours fait office de vaccin contre toute tentative de stylisation. Ainsi, il dépeint la sauvagerie qui rythme la vie des cartels de drogues mexicains. Décapitation et immolation par le feu refroidiront les afficionados de Scarface, dont le scénario est d’ailleurs signé par Oliver Stone, et qui auraient mal interprété la violence du film de Brian de Palma, ayant toujours pour idole Tony Montana. Une fois dans le milieu, il n’y a aucune issue. Les hommes du cartel ne peuvent que s’exécuter aux pires horreurs, devenues désormais des tâches anodines, sous peine de finir dans un coffre de voiture. Ils sont menés par un Benicio Del Toro bluffant de monstruosité. Ajoutant un nouveau personnage de taré à sa filmographie, il est terrifiant et d’une sauvagerie incroyable dans chaque plan. Pour autant, ce dernier ne se gênera pas pour juger le libertinage du trio amoureux qui lui prendra la tête pendant quelques jours : « Savages ».

Si cette situation concubine peut paraître à première vue incompréhensible, une réplique de Salma Hayek viendra expliciter le caractère ambigüe de la relation qui lie ces trois personnages que tout semble séparer. Les spectateurs récalcitrants à accepter l’idée d’un triangle amoureux comprennent alors que ceci est possible grâce à l'amitié indestructible entre Ben & Chon, dont la complicité et la complémentarité sont unes des forces du film. Une question demeure pourtant : pourquoi avoir choisi une Blake Lively dont le personnage, après avoir exposé ses arguments plastiques à la caméra en début de film, finira par irriter le spectateur ne comprenant pas ce que ces deux hommes trouvent à cette californienne insipide.





















La camaraderie entre Ben & Chon mais surtout le charisme et l’humanité d’Aaron Johnson permettent au spectateur de se repérer dans un monde sans pitié où les sourires ultra bright californiens sont troqués contre les rictus menaçants d’un Benicio Del Toro effrayant.

Narratrice de l’histoire, O. viendra rompre la magie du cinéma en dévoilant le caractère artificiel du récit « Ce n’est pas parce que je vous raconte cette histoire que je suis en vie à la fin », amplifiée par certains choix de mise en scène comme le rembobinage du film. Mais c’est en particulier dans la dernière partie du film que ce choix de narration déconnecte le spectateur du film, qui se demande pourquoi Oliver Stone a hésité sur la fin à choisir. Le réalisateur déconcerte parfois par ses choix de mise en scène, abusant trop du plan débullé où la caméra est inclinée pour faire passer un sentiment d’instabilité, lui faisant ainsi perdre toute sa pertinence.

Le fond du récit n’est pas non plus exempt de défaut. Après avoir fomenté différents moyens de récupérer leur moitié des mains de ses kidnappeurs, offrant au passage une scène de braquage palpitante, Ben & Chon arrivent à se hisser au même niveau que la Reine Rouge révélant au passage une incohérence dans l’histoire. Malgré un jeu égal, la baronne de la drogue, Salma Hayek perd tous ses moyens et expose sa sensibilité dans une scène sans artifice qui déconcerte quelque peu, venant d’une femme aussi impitoyable que la Reine Rouge dont la sauvagerie au travers des mots et des analogies félines ont rythmé plus de la moitié du film.




Le réalisateur déconcerte parfois par ses choix de mise en scène et semble hésiter sur la fin à adopter.


Heureusement, les personnages masculins viennent atténuer les défauts de deux femmes du film. La camaraderie entre Ben & Chon mais surtout le charisme et l’humanité d’Aaron Johnson, qui a bien grandit depuis Kick-Ass, permettent au spectateur de se repérer dans un monde sans pitié où les sourires ultra bright californiens sont troqués pour les rictus menaçant d’un Benico Del Toro toujours au top. On s’amuse à retrouver un Travolta maltraité par Oliver Stone qui lance au travers de son personnage quelques piques contre le système, éléments essentiels de son cinéma. Il dénonce ainsi, et ce sans lourdeur, la corruption des forces de l’ordre dans la région et le manque de respect du gouvernement envers les indiens d’Amérique, n’hésitant pas à violer leur territoire : « Techniquement, on n’est pas chez nous… Mais comme vous le savez, on l’est quand même. ».

Oliver Stone revient avec une histoire déjantée avec laquelle il prouve son éternelle jeunesse malgré ses soixante-six ans et montre qu’il a toujours envie de raconter des histoires. Espérons seulement que ses prochains films seront mieux maîtrisés.

Note : ★★★★★☆☆☆☆☆ 5/10

Bande annonce de « Savages »

Savages (2012)
Réalisé par : Oliver Stone
Ecrit par : Oliver Stone, Don Winslow, Shane Salerno
D'après l'oeuvre de : Don Winslow
Produit par : Moritz Borman et Eric Kopeloff
Avec : Aaron Johnson, Taylor Kitsch, Blake Lively, Benicio del Toro, Salma Hayek, Emile Hirsch et John Travolta.
Directeur de la Photographie : Daniel Mindel
Montage : Joe Hutshing, Stuart Levy et Alex Marquez
Durée : 2h10
Budget : 45,000,000 $
Box Office : 63,223,100 $
USA : 47,323,100 $ (exploitation en cours)
France : 216 000 entrées (exploitation en cours)

16/09/2012

Once Upon A Time in Mexico (2003) - Le pistolero manque sa cible ! ★★★☆☆☆☆☆☆☆ 3/10

Avec Once Upon a Time in Mexico, ultime volet de la saga sur le musicien à l’étui à guitare explosif, Robert Rodriguez signe un film tout en fausses notes et ce, pour notre plus grand regret.

Hanté par la perte de celle qu’il aimait, Carolina, le Mariachi s'est retiré pour mener une existence solitaire. Il vit désormais loin du monde, avec sa guitare comme seule compagne. Un jour, Sands, un agent corrompu de la CIA, le sort de sa retraite et lui demande d'empêcher l'assassinat du Président du Mexique. Barillo, un baron de la drogue, ambitionne en effet de renverser ce dernier. Le hasard fait bien les choses : celui qui a meurtri l'existence tourmentée du Mariachi, le général Marquez, est impliqué dans ce plan visant à tuer le Président Mexicain. Animé d'un grand désir de vengeance, il va, avec ses deux comparses Lorenzo et Fideo, raviver sa flamboyante légende...


Au lieu de se focaliser sur le personnage d’Antonio Banderas et son bagou qui avait fait le succès de Desperado, Robert Rodriguez se perd dans une intrigue politique confuse.

Onze années ont passé depuis que Rodriguez déboula à Hollywood avec sa cassette d’El Mariachi sous le bras et s’établit comme une des figures de proue du cinéma indépendant fun des années 90, aux côtés de son ami Quentin Tarantino. En 2003, Rodriguez peut laisser pleinement cours à son imagination. Les succès de ses films bon marché mais surtout la réussite spectaculaire au box-office de sa trilogie familiale sur des enfants espions, Spy Kids, qui rapporta plus de 460 millions de dollars pour une mise de 110 millions, lui permettent de jouir d’une marge de manœuvre incroyable pour un réalisateur indépendant. Il agrandit ainsi ses Troublemakers Studios (littéralement « Les Studios des Fauteurs de Troubles ») et entame la préparation de l’ultime volet de sa trilogie de l’homme à la guitare qui écornera l’image du Mariachi.

Le film démarre pourtant bien. A l’instar du précédent opus, le long métrage commence par une histoire romancée et exagérée à propos du celui qu’on appelle désormais « El ». Ce prologue à tout pour nous ravir : la mise en scène cartoonesque du réalisateur est présente, le second dégré fait son retour, un nouveau pan de la mythologie du Mariachi est dévoilé et Rodriguez soigne son image. Celui qui narre la légende s’adresse à un Johnny Depp dont le double jeu du personnage est présenté avec humour dès cette scène d’ouverture. Son personnage, qui bénéficie d’une personnalité plus fouillée que ceux qui l’entourent, deviendra d’ailleurs le véritable protagoniste de ce nouvel épisode. Même le Mariachi est relégué au second plan. Pourtant c’est ce dernier qui avait ravi les fans du premier film. Sans passé clairement défini et sans véritable identité, il est le nouvel « Homme Sans Nom » qu’incarnait Clint Eastwood dans la « Trilogie du Dollar » de Sergio Leone (de Pour une Poignée de Dollars au Bon, La Brute et le Truand). Seulement, ce héros a désormais pour terre le désert mexicain. Cette référence au maitre du western italien, qui signa également le classique Il Etait Une fois Dans l’Ouest et l’envoûtant Il Etait Une Fois en Amérique, est poussée à son paroxysme par Rodriguez qui choisit d’intituler son film : Il Etait Une fois Au Mexique, sur les conseils de son ami Tarantino. Comment comprendre alors une telle relégation du personnage à l’arrière-plan ?

Rodriguez avait toujours réussi à nous proposer un bon cinéma de genre, sans jamais basculer dans les séries Z qu’il aimait voir étant adolescent. Mais ici, on n’a l’impression de visionner un mauvais direct-to-dvd.

Au lieu de se focaliser sur le personnage d’Antonio Banderas et son bagou qui avait fait le succès de Desperado, Robert Rodriguez se perd dans une intrigue politique confuse. Sous ses airs de divertissement, Once Upon A Time In Mexico évoque des thèmes intéressants comme le droit de non-ingérence, dénonçant les actions douteuses d’une CIA, dans une atmosphère de coup d’Etat, se référant au passé (et présent) agité de l’Amérique Latine. Tout cela est fait sans lourdeur car il est peu probable que Rodriguez ait voulu signer, avec cet ultime volet de la saga du Mariachi, un film politique. Pourtant le réalisateur d’Une Nuit en Enfer, a toujours voulu présenter un visage différent des mexicains aux conservateurs américains paranoïaques. Il le fait parfois avec humour, en tournant en ridicule les trafics au niveau du mur-frontière séparant le Mexique et les Etats-Unis et ses partisans dans Machete. Cet autre visage, il le façonne en créant des figures héroïques pour un public hispano-américain souvent oublié par Hollywood ; public qui commence lui-même à croire qu’il est le peuple que les médias amalgament avec les piètres représentants de cette population qui dominent la rubrique des faits divers à grand coups de violence.

Les mexicains pâtissent de l'image brutale que les narco-traficants véhiculent dans l'opinion publique américaine! Alors pourquoi Rodriguez ne dépeint pas les cartels de la drogue présents dans le film avec autant de sauvagerie qu’Oliver Stone dans Savages, sortie récemment? Ce n’est pas une question de censure vu que le film est classé Restricted sur le sol américain (les mineurs de 17 ans et moins doivent être accompagnés d’un adulte). Au lieu de ça, le réalisateur nous propose un panel de personnages sans profondeur. Le personnage de Wilhem Dafoe est digne d'un chef mafieux de série Z quand il ne se mue pas en momie de pacotille. Et c’est ça le problème ! Rodriguez avait toujours réussi à nous proposer un bon cinéma de genre, sans jamais basculer dans les séries Z qu’il aimait voir étant adolescent. Mais ici, on n’a l’impression de visionner un mauvais direct-to-dvd.

Once Upon a Time in Mexico, la fin de Rodriguez ? Non, heureusement pour nous ! Planet Terror est dans les cartons et Sin City en route vers nos cinémas avec lesquels Rodriguez saura nous séduire à nouveau.

Certes Robert Rodriguez dut surmonter certains obstacles qui ont peut-être dénaturé son film. En effet, Salma Hayek ne put occuper une place aussi importante que dans l’opus précédent, accaparée par la réalisation de son Frida et de sa participation à Bandidas. Rodriguez dut reléguer son personnage au rang des fantômes venant tourmenter notre vigilante mexicain. De plus, une grève des acteurs était sur le point d’exploser à Hollywood et Rodriguez devait lancer le projet rapidement. Mais le réalisateur a toujours su travailler dans l’urgence, résolvant ses problèmes à grands coups d’inventivité. Et les défauts du film ne sont sûrement pas à imputer entièrement à ces embûches qui rythment la vie de bon nombre de productions et qui ne peuvent servir d’excuses vis-à-vis d’un public qui n’a pas à en pâtir.

L’inventivité visuelle de Rodriguez ne se manifeste que par intermittence : l’image chaude, qui était une de ses signatures, est majoritairement remplacée par les couleurs fades et laides de son numérique, caractéristiques des nanars de l’ère post-celluiloïde. C'est ce dont souffrira également Machete. Once Upon a Time in Mexico, la fin de Rodriguez ? Non, heureusement pour nous ! Planet Terror est dans les cartons et Sin City en route vers nos cinémas, avec lesquels Rodriguez saura nous séduire à nouveau.

Note : ★★★☆☆☆☆☆☆☆ 3/10

"Bande annonce "Once Upon a Time in Mexico"

Once Upon a Time in Mexico (2003)
Ecrit, Produit et Réalisé par : Robert Rodriguez
Produit par : Elizabeth Avellan, Carlos Gallardo
Avec : Antonio Banderas, Johnny Depp, Eva Mendes, Wilhem Dafoe, Michey Rourke, Salma Hayek, Danny Trejo et Cheech Marin.
Directeur de la Photographie : Robert Rodriguez
Monteur : Robert Rodriguez
Durée : 1h45
Budget : 29,000,000 $
Box Office : 98,185,582 $
(USA) : 56 359 780 $
France : 452 626 entrées

Desperado (1995) - Le mariachi a plus d'une corde à sa guitare! - ★★★★★★★☆☆☆ 7/10

Deux années après El Mariachi, Robert Rodriguez poursuit sa saga du musicien à l’étui à guitare débordant de gros calibres et nous livre un opus explosif et inventif.

Au nord du Mexique, un guitariste à la gachette facile et à l'étui à guitare bien particulier, parcourt le pays pour venger sa bien-aimée, abattue par un puissant trafiquant de drogue. Sa route est jonchée des cadavres de ceux qui ont tenté de l'arrêter ou n'ont pas répondu à ses questions.













Avec Desperado, Robert Rodriguez ajoute une nouvelle figure dans la culture populaire latine contemporaine : celle singulière d’un musicien jouant ses partitions à coups de canons sciés.

Les choses ont changé pour Rodriguez depuis 1992, année où il changea la donne dans le cinéma indépendant avec El Mariachi qui donna ses lettres de noblesses au système D. Il dispose pour cette nouvelle aventure d’un budget de 7 millions de dollars, soit 1000 fois plus élevé que pour le film précédent mais ne représentant qu’à peine le quart des budgets de films d’actions de l’époque. Robert Rodriguez sait que c’est en recourant à l’inventivité plutôt qu’au portefeuille qu’il conservera sa liberté. Mais pas question pour autant de lésiner sur le spectacle. Avec Desperado, Robert Rodriguez ajoute une nouvelle figure dans la culture populaire latine contemporaine : celle singulière d’un musicien jouant ses partitions à coups de canons sciés.

Desperado est l’occasion pour le mariachi de changer de visage. Robert Rodriguez démarche l’acteur espagnol Antonio Banderas pour prêter ses traits au personnage, précédemment interprété par son ami Carlos qui vient tout de même prêter main forte au musicien à l’étui explosif lors d’une scène déjantée. L’acteur ibérique passe de l’univers d’Almodovar au sol aride mexicain avec une aisance parfaite. Son charme ravageur est tout de suite repéré par Hollywood, qui lui offrira deux ans plus tard un autre rôle de vigilante, celui du légendaire justicier latino masqué dans le Masque de Zorro.








Dans son univers déjanté, les coups d’un fusil à double canon propulsent les bad guys à 15 pieds de haut et les armes à feu sont calquées sur les parties génitales masculines.

Légendaire, son mariachi est sur le point de le devenir aussi. Dès la scène d’ouverture, Robert Rodriguez est bien décidé à sortir l’artillerie lourde sans pour autant se prendre au sérieux. Dans cette dernière, le personnage de Steve Buscemi (Le Mr Pink de Reservoir Dogs parti se réfugier au Mexique ?) associé au vigilante latino lui taille la réputation du plus grand (et dangereux) mexicain ayant jamais existé (Machete est encore inconnu à l’époque). Le réalisateur s’amuse dès la première minute, et nous avec.

Desperado est l’occasion pour Robert Rodriguez de dévoiler son univers latino barré aux yeux du monde ; un univers où les acteurs latinos ont la part belle : le réalisateur n’offre pas qu’un aller simple à Antonio Banderas pour Hollywood mais révèle aussi Salma Hayek (Bandidas), que l’on reverra d’ailleurs dans Une Nuit en Enfer et permettra à Danny Trejo de jouer les bad guys à la mecque du cinéma avant de décrocher son premier rôle à 60 ans dans Machete du même Rodriguez.

Dans son univers déjanté, les coups d’un fusil à double canon propulsent les bad guys à 15 pieds de haut, les armes à feu sont calquées sur les parties génitales masculines et les riffs de guitares rythment les péripéties des personnages sous un soleil de plomb. Le monde de Rodriguez se présente comme un cousin de celui de Tarantino, le réalisateur offrant d’ailleurs à ce dernier un petit rôle hilarant annonçant leurs collaborations à venir.

Desperado avec sa mise en scène maîtrisée et efficace réjouira les amateurs de films fun et déjantés. Mais si ce film explosif et gorgé d’humour fonctionne, c’est avant tout grâce à l’inventivité et l’identité de son réalisateur qui lui donne son aspect singulier, se démarquant ainsi d’un film d’action classique. On regrettera juste l’absence d’un grand final à imputer au manque de moyens dont disposait Rodriguez.











Si ce film explosif gorgé d’humour fonctionne, c’est avant tout grâce à l’inventivité et l’identité de son réalisateur qui lui donne son aspect singulier, se démarquant ainsi d’un film d’action classique.

Sa mission achevée, le vigilante mexicain quitte la ville son étui à la main mais est rattrapé par Carolina au volant de son 4x4. Avant de grimper dans le véhicule, le mariachi abandonne un moment sa guitare sur le bord de la route avant de faire demi-tour pour la récupérer car, tout comme Carolina, Rodriguez sait que ce personnage-là, il ne faut pas le laisser filer…

Note : ★★★★★★★☆☆☆ 7/10

Bande annonce "Desperado"

Desperado (1995)
Ecrit, Produit et Réalisé par : Robert Rodriguez
Produit par : Elizabeth Avellan
Avec : Antonio Banderas, Salma Hayek, Steve Buscemi, Cheech Marin et Quentin Tarantino.
Durée : 1h40
Budget : 7 000 000 $
Box Office (USA) : 25 405 445 $